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BIO

DANIEL DARC

Le 11 juillet, Musilac, c’est la cité des enfants perdus. Entre enfer et Paradis. Avec Daniel Darc dans le rôle du passeur, entre Arno et Pete Doherty.
On a tout dit, tout écrit sur la résurrection musicale de l’ancien leader de Taxi-Girl. Les gazettes du rock raffolent de ces retours d’outre-tombe, de ces histoires d’overdoses qui se terminent sur une Victoire de la musique, catégorie « Révélation »… Mais le plus passionnant chez ce type-là, c’est son côté vivant. Désespérément vivant. Qu’est-ce qui fait qu’un gars qui rêve de se jeter par la fenêtre tous les matins trouve encore la force de nous dire, de nous chanter parfois, ses « Amours suprêmes »…

Daniel Darc, c’est cette voix grave et noire posée sur ce nouvel album, qui raconte les amis disparus, l’amour à deux et une certaine idée de l’enfer sur Terre (« J’irai au Paradis »). C’est aussi le timbre timide de cet ado de 48 berges, posé sur une gueule de vieux chef indien, qui vient nous dire qu’il a encore à voir et à écrire en ce bas monde, encore à se prouver qu’il n’est « pas un branleur » ! Dans la vraie vie, c’est toujours entre Céline, Presley et Coltrane qu’on peut trouver le garçon. Sur scène, on ne demande qu’à se laisser emporter dans sa faille spatio-temporelle… Sur une boucle synthétique, façon « Taxi-Girl » ? Et pourquoi pas ?! Ça ne cicatrisera pas la plaie. Ça nous fera juste un peu moins mal.

danieldarc.artistes.universalmusic.fr


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