Jour 2 – Chris et Ferdinand

« 3..2..1… » Dans une clameur, la foule lance la fin du décompte pour Christine and The Queens. Les danseurs entrent dans la lumière, les musiciens restent dans l’ombre. Chris esquisse un premier pas de danse et se lance dans une prestation intense. Dense, toujours maîtrisée. Plus qu’un concert, une réelle performance, alternant les plages de calme émouvantes, les chorégraphies tirées au cordeau et relecture live de titres connus de tous.  « Christine », « Saint Claude », « La Marcheuse », « Si on s’aimait »… Avec toujours cette capacité rare pour assurer le bal de chorégraphies millimétrés, exigeantes, sans jamais perdre le fil de sa voix. Réellement bluffant.
Désormais habitués des lieux, le bluff n’est clairement pas dans le registre de Franz Ferdinand. Les écossais débarquent scène Montagne. Eux, c’est plutôt coup de pompe illico, fracas de saturation et tempo rock frénétique. Même si la recette est connue, elle n’en demeure pas moins redoutable. Et hautement contagieuse. L’esplanade démarre au quart de tour sur « No You Girls ». Un set intense, mené au pas de charge jusqu’à la dernière ovation pour « This Fire ». Alex Kapranos profite de l’instant, la guitare pointée vers le ciel.