Indochine c’est l’aventure

Le rituel est immuable pour les fans d’Indo. Dès l’ouverture des portes, ils entament une course effrénée pour se placer en front de scène, histoire de ne pas rater une once du concert du soir. Et tant pis pour la pluie pendant le set de Romeo Elvis. Marie n’aurait manqué ça pour rien au monde. T-shirt noir, maquillage de circonstance. « Je ne compte plus le nombre de dates que j’ai vues. Mais chaque soir est différent ». Celui-ci ne déroge pas à la règle. Servi par un groupe impeccable, Nicolas Sirkis livre une prestation stratosphérique, dense et spectaculaire. Un aller-retour entre les derniers titres de l’album 13 et des classiques repris en choeurs par l’esplanade. « J’ai demandé à la lune », « Trois nuits par semaine »…  Les premières notes de guitare de l’Aventurier » résonnent dans une clameur, puis deux coups de caisse claire pour un final en apothéose.